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La compagnie

L’histoire de la compagnie est liée à mon cheminement de comédien. L’expérience du jeu (du jeu d’acteur) me donne la conviction qu’il est une sorte de langage universel, que la joie de jouer crée une ouverture vers l’autre et ce, où que l’on soit dans le monde. 

Cette expérience vient répondre (en partie) à une question que je me pose depuis que j’ai commencé à faire du théâtre : comment faire un théâtre pour les gens ? 

A l’autre bout de la démarche, il y a une autre question : pouvons-nous agir sur le réel ? Le changer ? Etre un temps soit peu aux commandes de notre destin ? C’est à cet endroit que commence le travail d’écriture, l’envie de raconter des histoires qui réveillent ou révèlent des facultés souterraines, mes-estimées, invisibilisées… des facultés qui sont à l’oeuvre chez les « héros ordinaires ». 

Nous cheminons ainsi entre les expériences de jeu (avec l’ambition d’en percer les secrets) et la tentative de regarder le monde, d’y participer et de trouver une issue à l’état des choses. 

Après une dizaine de spectacles qui ont pris corps autour de notions telles que : les héros ordinaires, l’intuition, le rapport à la terre, la force des influences transgénérationnelles, le masculin, le dépassement de la peur, la question de l’obéissance et du pouvoir… Notre parcours croise (en 2023) la route de Rémi Helder, docteur en éco-éthologie… Jusque-là, la nature a toujours été un recours dans les histoires que nous racontions. L’amour de la nature et le sentiment qu’elle renferme des vérités incontournables et des clés de sagesse, accompagnent notre travail d’écriture. Mais la commande que vont nous faire le CERFE (CEntre de Recherche et de Formation en Eco-éthologie) et l’université de Reims Champagne-Ardennes d’un spectacle autour de la préservation du Sonneur à ventre jaune, va marquer un virage dans l’histoire de la compagnie. 

Ce projet met au coeur de la question de la préservation du vivant la nécessité de créer des espaces de démocratie apaisée dans lesquels les habitants (exploitants forestiers, chasseurs, agriculteurs, randonneurs, naturalistes, scientifiques) peuvent partager leurs points de vue et leurs expériences pour trouver des modalités pratiques de coexistence avec les milieux naturels.

Il ouvre également un champ d’exploration nouveau pour nous : celui de la représentation des entités naturelles, de la place que nous pouvons (devons ?) laisser aux non-humains, des droits que nous sommes prêts à leur accorder… et des nouvelles voies qu’il nous faut inventer pour préserver l’habitabilité de la planète. Il renouvelle considérablement notre approche en ajoutant à la collecte de récits de « témoins du réels », les réflexions croisées de scientifiques spécialistes de la nature et de sociologues. 

Vincent Clergironnet

Vivre

Après une dizaine de spectacles qui ont pris corps autour de notions telles que : les héros ordinaires, l’intuition, le rapport à la terre, la force des influences transgénérationnelles, le masculin, le dépassement de la peur, la question de l’obéissance et du pouvoir… Notre parcours croise (en 2023) la route de Rémi Helder, docteur en éco-éthologie… Jusque-là, la nature a toujours été un recours dans les histoires que nous racontions. L’amour de la nature et le sentiment qu’elle renferme des vérités incontournables et des clés de sagesse, accompagnent notre travail d’écriture. Mais la commande que vont nous faire le CERFE (CEntre de Recherche et de Formation en Eco-éthologie) et l’université de Reims Champagne-Ardennes d’un spectacle autour de la préservation du Sonneur à ventre jaune, va marquer un virage dans l’histoire de la compagnie.

Ce projet met au coeur de la question de la préservation du vivant la nécessité de créer des espaces de démocratie apaisée dans lesquels les habitants (exploitants forestiers, chasseurs, agriculteurs, randonneurs, naturalistes, scientifiques) peuvent partager leurs points de vue et leurs expériences pour trouver des modalités pratiques de coexistence avec les milieux naturels.

Il ouvre également un champ d’exploration nouveau pour nous : celui de la représentation des entités naturelles, de la place que nous pouvons (devons ?) laisser aux non-humains, des droits que nous sommes prêts à leur accorder… et des nouvelles voies qu’il nous faut inventer pour préserver l’habitabilité de la planète. Il renouvelle considérablement notre approche en ajoutant à la collecte de récits de « témoins du réels », les réflexions croisées de scientifiques spécialistes de la nature et de sociologues. 

La Compagnie Demain il fera jour compte onze spectacles à son répertoire
dont cinq tournent en France et à l’étranger.

Créée en 2007 à Vitry-le-François, la compagnie s’est investie sur ce territoire pendant une quinzaine d’années (en étroite collaboration avec l’EPCC Bords 2 scènes et les acteurs locaux mairie, centre social, établissements scolaires, IME, médiathèque).

Depuis 2016, nous sommes présents sur le territoire de la Communauté de Commune de la Grande Vallée de la Marne où nous collaborons avec la MJC intercommunale de Ay et la mairie de Germaine (51).

Ce glissement géographique nous a conduit à déplacer notre siège social à Reims en 2024.

Cette implication sur des territoires (au travers d’ateliers de pratiques du théâtre et de dispositifs qui mettent en lien nos spectacles avec le public) croise et nourrit notre travail artistique. L’imprégnation de territoires (ruraux ou péri-urbains) et les rencontres humaines qui en découlent nous sont précieuses pour au moins deux raisons :

Nous avons l’ambition de créer des spectacles qui parlent de tous et à tous.

Les outils du théâtre tels que nous les mettons en œuvre dans nos actions et ateliers de pratiques ont en commun avec nos spectacles de viser à proposer des espaces de confiance où les capacités à créer sont explorées, redécouvertes et encouragées.
Vivre

Vincent Clergironnet

Comédien, auteur, metteur en scène, et animateur de la cie
Je découvre la pratique du théâtre à vingt ans, à Montpellier, dans les stages dirigés par le comédien et metteur en scène Marc Dubois. Le théâtre arrive dans ma vie à un moment où l’étudiant en philosophie que je suis, et qui sort d’un cursus de classes préparatoires (Hypokhâgne et Khâgne) ne trouve plus d’issue à son projet de vie dans la seule matière intellectuelle. Le théâtre réveille en moi et catalyse une soif de vivre et de me sentir vivant telle que j’en suis subjugué et décide d’en faire un métier alors qu’aucune formation ne me permet d’y prétendre.

J’intègre la Compagnie Katcina dirigée par Marc Dubois et mon apprentissage se fera « sur le tas ». Le travail que nous faisons alors sur le masque, le clown et le bouffon met au coeur de ma formation initiale l’idée que le théâtre procède d’abord du corps, d’une présence scénique forte et d’un engagement généreux dans le jeu.

Entre 1996 et 1999, je participe ainsi à la création de plusieurs spectacles dont un Britannicus de Jean Racine, et plus particulièrement une création collective intitulé l’Orchestre Bi-harmonique, spectacle musical burlesque, joué quelques 250 fois en France et à l’étranger en 2 ans, et qui sera un véritable spectacle école. Nous jouons dans la rue, les bars, les cafés-théâtres, les théâtres… C’est pour moi le début d’un travail de comédien tout terrain.

Entre 1999 et 2007, je rejoins la Compagnie de la Pastière à Nantes. C’est une authentique expérience de troupe avec un rapport au collectif qui positionne le comédien au service du projet et qui l’inscrit dans un rapport à la création qui déborde amplement le travail scénique (ici le comédien est technicien, scénographe, costumier, cuisinier,administrateur, pédagogue, j’en passe…). Mais au-de-là de cette dimension, je me passionne à une approche, celle que propose le metteur en scène Alessandro Arici, dont l’objet est le positionnement de l’acteur. Pendant toutes ces années, nous nous efforçons de décrypter et d’expérimenter les fondements de la posture intérieure qui permet à l’acteur d’être créateur. Ce travail est renforcé par l’apport de Gaël Andrews (co-fondateur du Roy Art Théâtre) dans le domaine de la voix et celui de Tapa Sudana (Peter Brook : Le Mahabharata) qui vient étayer notre recherche d’un apport plus oriental (l’acteur est ici : le conteur des trois mondes).
Anne-Lise OURMIERES

Eleonore ZIELENSKY

Musicienne et compositrice

Elle joue du violoncelle, de la trompette et du piano, un peu de ukulélé et d’accordéon, des percussions et elle chante.
Elle a suivi une formation complète de classique et quelques années au département jazz de Metz. Pendant cette formation, elle a notamment suivi 3 ans de cours d’improvisation libre et monté des projets avec de la danse.
Elle a joué ou joue encore dans des formations musicales très variées (rock, folk rock, chanson française engagée, trad irlandais, balkan, orchestre classique, bigband, brassband, musique vidéoludique, musique de film, musique pour enfants).

Pierre-François JUDE

Michaël MONNIN

Metteur en scène, comédien, musicien, scénographe

Il commence la musique à 7 ans et se spécialise comme percussionniste. Après une dizaine d’années dans différentes formations professionnelles, il obtient un diplôme d’art et technique aux Beaux-Arts de Metz en 1988. En 1998, il crée la Cie Azimuts et se forme au théâtre, avec laquelle il crée une vingtaine de spectacles diffusés en France et dans une quinzaine de pays européens.

Parallèlement, il développe un travail de territoire en milieu rural qui aboutit en 2015 à l’ouverture du CCOUAC, lieu de fabrique et de création dédié aux arts en campagne, dans le sud de la Meuse. Il y poursuit aujourd’hui son travail de mise en scène et accompagne également des compagnies de rue en tant que regard extérieur.

Barbara MORNET

Barbara MORNET

Costumière, scénographe

C’est sa curiosité qui l’a guidée vers le spectacle vivant. Couturière sur mesure de formation (1994) et amoureuse des matières, elle a travaillé dans de nombreux univers : cirque, théâtre, magie, rue et marionnette, avec notamment les Cies Hors-Piste, Les P’tits Bras, Azimut, Les Rustines de l’Ange, Rue de la Casse et Émilie Valantin.

Elle s’est ensuite formée à la scénographie (2000), avant de revenir au plus près des comédiens à travers l’habillage, la coiffure et le maquillage. Elle a notamment travaillé avec la Cie Des Hommes Approximatifs sur « Saïgon », tourné pendant trois ans en France et à l’international.

Valentin MONNIN

Valentin MONNIN

Scénographe, régisseur

Scénographe éclairagiste

Valentin fait partie de la compagnie depuis le tout début, il a créé la scénographie et la lumière de la plupart des spectacles.

Il a créé la compagnie Rue de la casse il y a quelques années qui gère un lieu de résidence et de diffusion et le festival T’as pas 5 minutes?

Valérie SCHEFFER

Valérie SCHEFFER

Administratrice
Palina KOTSIASHAVA

Laurent SCHEFFER

Chargé de production

Séverine DURMAZ

Chargée de diffusion
Francis FREYBURGER

Céline LAURENT

Metteuse en scène et comédienne
Francis FREYBURGER

Jean-Charles THOMAS

Metteur en scène
Marie BENUDEAU

Marie BEDUNEAU

Comédienne
Emeline GENTIL

Emeline GENTIL

Décoratrice, scénographe
Cédric LE GUILLERM

Cédric LE GUILLERM

Pianiste et compositeur de tous les spectacles de la cie
Thomas BROUCHIER

Thomas BROUCHIER

Régisseur

Rémi ATHONADY

Régisseur
Jennifer MONTESANTOS

Jennifer MONTESANTOS

Régisseuse lumières
Anne-Claire JUDE

Anne-Claire JUDE

Plasticienne, accessoiriste machiniste
Camille LACOMBE

Camille LACOMBE

Costumière
Julien BARBAZIN

Julien BARBAZIN

éclairagiste
Mahmoud SAÏD

Mahmoud SAÏD

Comédien
Ysmahane YAQINI

Ysmahane YAQINI

comédienne
Kévin SINESI

Kévin SINESI

Comédien
Loïc RISSER

Loïc RISSER

Comédien