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La disparition de l’ogre – création janvier 2023

Ça y est : il est sorti. Une heure de personnages et de jeu, une heure de musique et de mots avec espérons-le quelques bêtises qui sauront être amusantes et dissimuler ou faire pardonner (on ne dissimule rien au théâtre !) les maladresses, les « trop », les « trop peu », les volontés ou que sais-je encore… une heure de spectacle… enfin ! Qu’il faut jouer à présent ! Et j’en ai envie ! Très envie !

Il est sortie comme tous les spectacle avec sa trainée de bonheurs et de doutes… mais surtout il me laisse cette belle et bonne envie de jouer…. Et la sensation très personnelle que ça va être possible… qu’il y a là suffisamment pour que ça dure et que ça tienne un bon moment (l’enfant vivra monsieur !).

Je ne serais jamais assez reconnaissant à Barbara (Mornet) et Emeline (Gentil) pour leur endurance et leur courage à faire ce décor et à aller au bout avec talent, astuce, patience, dévouement, minutie… Parce que ce spectacle c’est au centre un décor, cette charrette que nous avons imaginé ensemble et qu’elles ont fait naître de leur main en or et qui tient ses promesses… qui est là, comme un objet rêvé fidèle aux espoirs que nous avions placé en lui….

Bien sûr Cédric (Le Guillerm) a fait la musique du spectacle…. Quand je dis cela… je pèse mes mots… il a fait la musique de ce spectacle là…. Ce n’est jamais gagné cela… il peut arriver que l’on fasse une musique, très belle… et que ce ne soit pas celle du spectacle…Lui, non ! Avec son oreille aiguisée et et ses scrupules infinis  Il a entendu très tôt…cet instrumentarium qui m’a désarçonné… un clavecin ! Et des flûtes… à bec !…. Et il vient comme souvent dire ce que ce que je ne saurai dire avec des mots….

Jennifer (Montesantos) a fait la dessus son oeuvre de magicienne… de petites touches de lumières dans la charrette… une LED aux fenêtres des petites maisons… et de grandes et belle raies de lumières tout autour pour des nuits brumeuses, une place ensoleillée, une forêt profonde

Et puis il y a eu tous les autres Rémi (Athonady) avec son indéfectible soin à tout, qui soutien que faire les choses avec coeur, c’est juste le métier, Valentin (Monnin) qui n’est jamais loin, et qui donne cet nième coup de pouce (quatre roues pour une charrette ? Attends voir… je crois que)…. Stéphane Levigneront, le sourcil froncé, inquiet (c’est peu de le dire : rageux !) de ne pouvoir faire plus….

Mickaël (Monnin) est venu au bon moment me rappeler de jouer surtout…. et il ma simplifié la vie et… il a trouvé cette belle idée du début que j’aime tant…. (Et il faudra sans doute le faire revenir… mais chut ! Je ne suis pas ici pour vous faire exister les doutes qui restent…)

Et puis bien sûr il y a eu aussi les musiciens pour enregistrer les musiques, les ingénieurs du son pour poser les micros et mixer…

Et encore Alixiane Morel depuis plus douze ans présente, toujours prête à avancer avec moi parfois à tâtons, Valérie Scheffer, Marie Popins des chiffres, et enfin Anne Lise Ourmières qui dans l’ombre oeuvrent toutes les trois pour que tout cela existe en chiffres, en date, en argent bien sur… car il n’est pas chez nous exclu du champ de la création… il fait parti de la tambouille… lui l’agent régulateur et clarificateur…

Alors… ma gratitude va aussi à tous les partenaires… et derrière chaque sigle, il y a un être humain qui a lu le dossier et qui a pris un peu ou beaucoup de sa responsabilité propre, de son courage, de son intuition pour que nous ayons ce qu’il faut en argent, en confiance, en lieu de travail pour faire ce que nous avions à faire. Les institutions sont vivement et chaleureusement remerciées mais je site ici les gens…  Sabine Hélas (qui suit nos dossiers à la région Grand Est), Cécile Camilleri (qui fait la même chose pour le département de la Marne), Julien Dresges de la MJC d’Ay et toute son équipe (Edwige, Aurélie, Alex…) qui nous ont accompagné avec confiance, l’équipe de Bords II Scènes à Vitry le François qui a bien voulu cette fois encore être à nos côtés, Elsa (Bezaury) et toute l’équipe de la Fileuse à Reims, Bien sûr mes amis de la compagnie Azimuts (Mickaël, Matthieu, Mathilde, Marion…) qui nous font toujours un merveilleux accueil au CCOUAC, là bas en Meuse…Et encore Isabelle Robert, l’abeille industrieuse de Germaine (mon village) qui est toujours là pour que j’ai une salle où travailler…

Ça en fait des noms de au générique !!!! Et encore je ne site pas tous les enfants et tous les adolescents des ateliers (ceux de Vitry-le-François, ceux du collèges des Indes… ça en fait au moins une soixantaine !) qui ont travaillé sur mes brouillons et mes ébauches et qui y ont ajouté leur grain de folie ou de malice…. Je ne site pas ceux dont le soutien m’est si essentiel (Laetitia, Eve, Gustave)

Voilà… ça y est ! C’est sorti ! Une autre aventure commence… et ça fait du bien !

C’est du temps une compagnie de théâtre… c’est du courage et de l’endurance… il y a des moments (sur quinze ans, pensez-vous !) où l’on se demande si l’on ne s’est pas égaré… si l’on a encore rassemblé dans sa besace les bons ingrédients… on traverse toute sorte de saisons…. Il y a un gout dans la bouche qui ne doit pas (surtout pas) devenir amer… il faut qu’il reste intact… et on le cherche… on court après… c’’est le goût du jeu et du partage bien sûr… mais il arrive que d’autre soif nous prenne… celle de la reconnaissance, du succès… de toute sorte de fantôme avec lesquels il ne faut pas transiger , dont nous devons nous délester, pour revenir à ce goût là qui est si simple, si bon et si difficile….

Vincent Clergironnet

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